(Ana)Thème Rousseau
Publié le 2 Septembre 2012
J’ai été surpris de lire la chronique N° 88 de Michel Onfray tant elle ressemble à un anathème qui voue aux gémonies l’héritage de Jean-Jacques.
Sans avoir la prétention d’avoir lu tout l’œuvre du contradictoire et complexe Genevois, l’argumentation de M. Onfray oublie pour une fois de replacer le texte dans le contexte pour en condamner d’abord son immédiat héritage révolutionnaire que ledit Jean-Jacques aurait sûrement renié puis ses héritiers putatifs modernes et contemporains qu’il aurait été bien en peine d’imaginer : « si ce n’est toi, c’est donc ton fils ou ton neveu ou ton petit-neveu ou un qui s’imagine et se revendique comme tel » entend on mezza voce au pauvre Rousseau, ainsi condamné à être poursuivi par sa parano jusque dans les limbes … d’autant qu’il fut lui aussi en son temps en but à la chasse des meutes éclairées de l’opinion dominante …
En suivant, j’ai trouvé le petit texte de Michel Soëtard sur le prévenu qui me semble calmer opportunément le jeu et avancer sa défense raisonnée face au réquisitoire de la chronique et que je mets en lien ci-dessous.
D’ordinaire, j’aime pourtant la lecture pointilleuse de Michel Onfray et ses annotations dans les marges. Je ne l’ai pas retrouvée ici dans cette excommunication minute ; d’où ma surprise et mon envie de lire un peu plus précisément ledit Rousseau pour qui je n’ai jamais éprouvé de sentiment amical, contrairement à M. Onfray dont je regrette qu’on ne puisse commenter ses chroniques. Pourquoi pas après tout ?
Texte de Michel Soëtard, Perspectives : Revue Trimestrielle d'éducation comparée, UNESCO, 2000
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